Qbit

Ce mot fondamental pour la physique des futurs ordinateurs quantiques est facile à retenir, notamment grâce à son caractère pornographique. Les culs-bites feront bien plus que les simples bits car, si ces derniers n'acceptent que l'un des deux états 0 ou 1, chacun de ces nouveaux objets sexuels acceptera également la somme de ces états (0+1, 1+0), selon le sacrosaint principe de superposition; principe qui se rattache lui aussi, comme vous le savez déjà, à la copulation et aux parties de culs élémentaires. Naturellement il ne suffit pas d'un seul cul-bite pour venir à bout d'imposants calculs, et c'est ainsi que le physicien n'hésite pas à dessiner la possibilité de partouzes quantiques phénoménales, évoquant de véritables milliers de culs-bittes en interaction fébrile! Peut-être l'intelligence artificielle verra finalement le jour précisément par la logique de l'orgie, car le cul-bite nous promet l'avènement de machines basées sur le principe du plaisir... 

Quark

La première fois que l'on a pu voir des quarks c'était dans Finnegan's Wake de Joyce.

Il faut dire qu'à l'échelle du quark, qui n'est autre que le composant ultime des baryons (protons et neutrons qui forment le noyau de l'atome), s'ouvre tout un monde linguistique en rupture ouverte avec celui des autres particules. On ne sait si cela est dû à l'influence du Grand Irlandais ou à une profonde rupture épistémologique causée par la rigidité de la particulonomie en vigueur. Toujours est-il que les quarks ont très vite commencé à adopter des propriétés inattendues et des noms - ou saveurs - tout aussi loufoques : quark down, quark up, quark bottom, quark top, quark étrange... quark charmé !

Les physiciens ont-ils perdu la boule ?

Comme si leurs noms bigarrés ne suffisaient pas, les quarks, tels des bonbons microscopiques, ont des charges « de couleur » ou "saveurs". Dans cette confiserie cocasse, chaque friandise quarkique peut être étrange-rouge, charmée-bleue, anti-bottom-anti-vert...

Ce qui est assez drôle dans ce monde est que non seulement, comme l'avait pressenti Joyce grâce au principe d'allitération, les quarks vont toujours par trois (« Three Quarks for Muster Mark ! »), mais si on essaie d'en isoler un, on n'y arrive pas. Si on se mettait en tête de séparer deux de ces bestioles, l'énergie à fournir devrait être tellement grande qu'au final elle en arriverait à engendrer un nouveau couple, une nouvelle paire quark-antiquark. En somme, plus on essaie de briser un couple, plus on forme de nouveaux couples!

Euh... je refuse d'en tirer un enseignement moral.